Il est connu que Rome ne s’est pas construite en un jour, à Dubaï c’est presque le cas. Cet Eldorado du désert, aujourd’hui considéré comme la ville des strass et paillettes, de la démesure et presque considéré comme “vulgaire” par certains, est sorti de terre il y a peu.

Florian BUETTNER

La ville iconique des Emirats arabes unis, réunit des gratte-ciel, des palaces, descentres commerciaux encore flambants neufs, la richesse y est affichée partout, et elle est abondante. Les hôtels sont de vrais palaces, les voitures des carrosses, et les plages privées sont des cartes postales. Mais la question que l’on peut se poser est, de savoir qui est à l’origine de ces constructions ?

Des millions d’ouvriers, souvent asiatiques, venus des Philippines, d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Sri Lanka ou même de Chine sont à l’origine de ses exploits. En effet, ils travaillent jour et nuit dans les chantiers de construction et dans le port. Ils sont souvent exploités et vivent dans des conditions sordides, contrastant grandement avec les luxures dubaïotes. Ces travailleurs ne viennent pas forcément d’eux-mêmes aux émirats. En effet, des agences de recrutement d’ouvriers, étant directement liées avec les patrons, envoient leurs salariés chercher de la main-d’œuvre dans les pays asiatiques en leur promettant un avenir paisible, bien meilleur, dans les plus beaux endroits du monde. Pourtant la réalité est tout autre. Le déroulement est presque toujours le même, un premier contrat est signé, ou le salaire proposé y est à
peu près correct, il est écrit que ces derniers ont le droit à une protection sociale ainsi qu’à des jours de repos. L’employeur est mis en avant comme un “sponsor”, les aidant à obtenir un permis de travail puis un titre de séjour. Une fois sur place, le discours change. Selon des témoignages, un nouveau contrat est montré, ce dernier abaisse nettement tous leurs “avantages” promis auparavant. Enfin, technique maintenant connue, leur passeport leur est en quelque sorte confisqué, de manière à ce qu’ils ne puissent plus retourner dans leur pays d’origine.

Une grande partie de ces derniers sont entassés à Labour Camp, à la périphérie de la ville. Ils sont généralement plus de huit dans des chambres de 15 à 20 mètres carrés et n’ont pas tous la possibilité de dormir sur un lit, alors il se relaie chaque jour pour dormir. Évidemment l’endroit est surveillé par des gardes, pour éloigner et les cacher des curieux ou des journalistes. Ils travaillent généralement entre 12h et 15h par jour sous des températures extrêmement fortes du climat subtropical aride des Emirats. Heureusement, une loi a été mise en place pour accorder un arrêt de travail quand la température extérieure dépasse les 50 degrés. Une deuxième loi à été créée, leur permettant d’arrêter de travailler entre 12h30 et 16h30, car ce sont les heures les plus chaudes de la journée, heures où personne n’est dehors. Cependant, ces mises en place ne sont malheureusement que très peu respectées, car le but
ultime est de finir vite, parfois même au coût de leur vie ! La majorité des employeurs préfèrent payer des amendes et sacrifier la santé de leurs employés pour que leurs chantiers soient terminés le plus rapidement possible.

Dans un deuxième temps, nous pourrions également nous intéresser aux personnes qui rendent quotidiennement la vie des habitants de Dubaï aussi agréable.


En effet, les riches familles émiratis et des expatriées de Dubaï embauchent très souvent des domestiques s’occupant de leurs enfants, effectuent leurs tâches ménagères et leur cuisine. Malheureusement, tous ces travaux sont effectués contre des rémunérations souvent dérisoires et très peu de reconnaissance. Tout comme les ouvriers, ces personnes viennent principalement des quatre coins de l’Asie et sont
aussi victimes de promesses mensongères de vie meilleure aux émirats. Les méthodes d’actions sont également similaires, lorsqu’elles sont embauchées, ces personnes sont démunies de leur passeport. À la différence des braves ouvriers, ces domestiques sont majoritairement des femmes. Ces travailleuses acharnées sont souvent obligées de laisser leurs propres enfants pour élever ceux des autres.

Écrit par Diane et Anna

Sources :

https://www.cairn.info/revue-herodote-2009-2-page-136.htm
http://infopopup.fr/face-cachee-de-dubai/
https://www.lapresse.ca/international/200911/14/01-921687-la-face-cachee-de-dub
ai.php

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