Le Pakistan

J’ai découvert le Pakistan à travers les vidéos des Artisans de demain, un couple de youtubers qui partagent leur passion du voyage et de la rencontre. Alors après un an passé à regarder leurs aventures, il me tardait moi aussi d’y aller et visiter ce pays si loin des clichés que nous pouvons avoir. Je n’ai malheureusement pas encore eu la chance d’y voyager mais nous avons pu néanmoins visiter le pavillon pakistanais de l’exposition universelle de Dubaï. Voici ce que nous en avons pensé. 

Le Pakistan fait partie de ce qu’on appelle couramment le sous-continent indien. Anciennement colonisé par la couronne britannique le pays se voit accorder son indépendance en août 1947 et devient la république islamique du Pakistan. Trop souvent réduit à son statut de pays du tiers-monde, il tente à travers son pavillon d’inviter le monde à connaître son histoire et en apprendre plus sur son futur.

Le pavillon Pakistanais

Situé dans le district “opportunité” le bâtiment aux allures d’usines futuristes est composé de cinq ailes, honorant les provinces du Pakistan. Le pavillon se concentre sur l’avenir du pays et des opportunités tournées vers le tourisme et les possibilités d’investissements. 

La première partie du pavillon se concentre sur le patrimoine historique, architectural et culturel du pays. Grâce aux écrans géants qui présentent des paysages somptueux nous sommes transportés dans les grandes chaînes de montagnes et les lacs pakistanais.

Photo exterieur du pavillon pakistanais / source : site internet de l’exposition universelle

Après avoir traversé la passerelle extérieure, nous nous retrouvons dans la deuxième partie du pavillon. Une seconde partie qui se concentre sur l’avenir du pays et qui intègre le visiteur à l’exposition. Les spectateurs sont invités à faire preuve de créativité sur une tablette tactile géante. Enfin, l’exposition nous conduit dans un couloir éclairé par des rayons lumineux aux allures de rayon laser afin de se terminer dans un bazar rempli de produits artisanaux destinés à la vente. 

L’exposition universelle, une course à l’image et à la représentation.

Après avoir visité plusieurs pavillons de l’exposition et les avoir comparés entre eux, une différence peut être notée : la différence d’approche des pays anciennement dits du tiers-monde et les pays dits développés. Ces termes peuvent être et sont vivement critiquables mais nous allons les utiliser. 

Les pays du tiers-monde comme le Pakistan, Cuba, la Côte d’Ivoire ou encore le Mexique avaient une approche historique et culturelle dans l’élaboration de leur pavillon. L’objectif des créateurs devait être de nous montrer ce qui était représentatif de leur pays, selon la ligne éditoriale de leur ministère de la culture et/ou de l’éducation, à destination d’un public international. 

Les pays dits développés économiquement comme l’Angleterre, l’Espagne ou bien l’Allemagne ont quant à eux une approche plus artistique. Des œuvres conceptuelles étaient plus mises en avant pour montrer une certaine singularité par rapport aux autres. Un aspect de course à l’image et à la représentation se dégage alors de l’exposition.  

Avec l’exemple de la Tour Eiffel en tête, nous avions bien compris avant de visiter l’exposition universelle que des enjeux colossaux en matière de rayonnement international se cachaient derrière elle. Comme le salon de l’étudiant, où vous avez sûrement déjà dû vous balader, chaque pays a la chance de montrer au monde entier sa culture et son histoire loin du prisme des médias nationaux. Voici la chance de communiquer directement avec le monde sans intermédiaire et dans cette mesure l’exposition devient une course à l’image et à la représentation. 

En somme, à travers son pavillon, le Pakistan a su nous conquérir grâce à son exposition très complète. Il nous aura fait voyager à travers son histoire, nous émerveiller avec la beauté de ses paysages et nous faire rêver à travers les différentes évolutions de sa société qui a compris les enjeux auxquels notre planète fait face. De plus, il nous aura fait comprendre les différentes approches de l’exposition universelle selon le statut du pays, qui ne dépend pas seulement de son statut économique mais plus de sa place sur la scène internationale.

Par Ilyes Derkaoui et Rodi Eken

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