Quelles sont les différences entre un Émir et un Sultan ? Comment s’organisent les pouvoirs aux EAU et à Oman ? Qui sont les chefs de ces états ? Grâce à cet article vous trouverez de nombreuses réponses à vos questions sur les systèmes politiques de ces pays !

Palais Présidentiel d’Abu Dhabi

Qui dirige Oman ? :

Depuis le 11 janvier 2020 c’est le Sultan Haïtham ben Tariq qui dirige Oman. Les pouvoirs exécutifs, judiciaires et législatifs se concentrent en la personne du Sultan. Il annonce les nouvelles lois sous la forme de “décrets royaux”.  L’ancien Sultan d’Oman Qabus ibn Saïd a mis en place le Conseil Consultatif ou Conseil de la Choura en 1991. Les citoyens d’Oman peuvent voter dès 21 ans pour 86 représentants. 

Qui dirige les EAU ? :

Jusqu’aux années 60 les EAU n’étaient pas encore un état fédéral. Les découvertes d’importants gisements de pétroles poussent les différents émirats, alors sous protectorat britannique, à se rassembler en un pays. Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane est émir d’Abou Dabi et le dirigeant des EAU depuis 2004. Son vice-président et Premier ministre, Cheikh Mohammed ben Rashid Al-Maktoum est également le souverain de Dubaï.  Le régime politique  des EAU est une monarchie autoritaire, l’essentiel des pouvoirs est entre les mains du monarque. 

Mais que différencie un émir d’un sultan ? 

Emir est un titre de noblesse utilisé dans le monde musulman. Le terme arabe «émir», dérivé de «amara», qui signifie «ordonner», «commander», «intimer», désigne celui qui exerce un commandement. A savoir un gouverneur, prince ou membre d’une maison régnante, un chef militaire, local, de groupe ou de communauté, voire celui qui dirige un groupe de pèlerins vers La Mecque. Le territoire dirigé par un émir se nomme émirat.

En revanche, le titre de sultan est porté par des monarques musulmans. Sultan veut dire «celui qui a le pouvoir de diriger le peuple». Le terme désignait les souverains musulmans dans l’ancien empire ottoman (turc). Le titre est aujourd’hui porté par les souverains d’Oman, de Bruneï et de Borneo. Le territoire dirigé par un sultan se nomme sultanat.

Quelles sont leurs politiques étrangères ?

Les relations entre les Emirats Arabes Unis et leurs voisins sont tendus mais s’améliorent depuis une dizaine d’années. En ce qui concerne les voisins frontaliers (Iran, Arabie Saoudite), les Emirats Arabes Unis sont attachés au Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe (CCEAG). Ils participent souvent aux activités du Conseil. Celui-ci,en contre parti, soutient les Emirats face à l’Iran. Vis à vis de l’Occident, les Emirats mènent une politique indépendante mais ils comptent tout de même sur l’Occident pour garantir leur sécurité. En effet, des accords de défense ont été signés avec le Royaume-Uni, les Etats-Unis et même la France. Malgré certains de ses accords, les Emirats gardent une distance réelle avec les Etats-Unis, qu’ils considèrent comme omniprésents économiquement et politiquement dans le pays.

En ce qui concerne la politique extérieure omanaise, elle souhaite assurer à tout prix la sécurité régionale, notamment celle du détroit d’Ormuz. Son indépendance lui permet d’entretenir de bonnes relations avec les pays frontaliers (Iran)  et avec ses partenaires du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG). Oman entretient des liens forts avec l’Occident mais surtout avec la Grande-Bretagne (premier partenaire militaire et investisseur) tout comme les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays. D’autres liens notables sont avec l’Inde (fournit des travailleurs) et avec la Chine (premier partenaire commercial).

Comment définir la relation entre le Sultanat et les Emirats? 

Avec le Sultanat d’Oman, les liens ont été renforcés durant la crise du Golfe et sont de plus en plus amicales. Nous pouvons même trouver une ambassade du Sultanat à Abou Dabi. Elle permet à une commission mixte de se réunir régulièrement pour s’occuper des problèmes frontaliers. La principale difficulté concerne les deux enclaves omanaises qui sont situées en territoire émirien. Au-delà de cette affaire, les Emirats et Oman se sont engagés dans un processus de concertation qui a fonctionné lors de la crise yéménite (1994).

Rislane Hakym, Jeanne Metzinger et Noé Liraut

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